Amazonie

comme Amazonie,

ce fleuve mythique est aussi le nom de la plus grande région du Brésil. Elle couvre 3 états, 3 fuseaux horaires. Le plus grand bassin d’eau douce de notre planète alimente bien des desseins. Les populations locales luttent pour préserver l’environnement comme base de sustentation. Les entrepreneurs s’intéressent aux richesses du sol & du sous-sol. Aux pouvoirs publics d’arbitrer pour entretenir et garantir l’équilibre de cette région géopolitiquement incontournable. L’Amazonie fascine et se révèle une incontournable destination d’introspection.

Berimbau

comme Berimbau,

cet étrange instrument de musique est l’âme de la Capoeira, patrimoine culturel brésilien, mélange de danse & de combat. Ces origines remontent au confins des civilisations. Il serait le contemporain des arc musicaux utilisés par les premiers hommes. Il se compose d’une calebasse, d’une vergue & d’un fil en acier. Une baguette, « un caxixi » (cloche d’osier close contenant des graines) et un « dobrão » (pièce de monnaie) sont nécessaires à en tirer les plus belles tonalites. L’entrainement est primordial en premier pour dominer le poids de l’instrument avant d’y balbutier.

Caïpirinha

comme Caïpirinha,

mondialement connu, ce cocktail brésilien à base de cachaça (alcool de canne à sucre), citron vert, sucre & glaçons. Cet emblème national, né au XIXe siècle, de la contraction de 2 mots le premier « caïpira » pour paysans, le second « curupirinha » qualificatif d’un état d’ébriété, se décline aujourd’hui sous de très nombreuses formes, aromatisées aux fruits de la passion, au kiwi, aux fraises & gingembre. Ce cocktail n’est pas à prendre à la légère! Bien dosé, rafraichissant, servit avec une paille et un joli sourire, il s’impose en piège aux touristes qui en abusent.

Dom João VI

comme Dom João VI,

le prince régent du Portugal débarque à Rio de Janeiro, après avoir fuit les armées napoléoniennes, en 1808. Il entreprend dès son arrivée de nombreuses reformes. Les ports sont ouverts au commerce, la banque du Brésil, le trésor public et le jardin botanique sont crées. Une mission artistique française est conviée pour donner au jeune royaume un faste Européen. Un règne éclairé longtemps rallier. Il rentrera au Portugal laissant à son dauphin le soin de poursuivre son œuvre et au besoin de proclamer l’indépendance. Chose qu’il fera le 07 septembre 1822.

Éthanol

comme Éthanol

CH3CH2OH= alcool éthylique, présent dans toutes les boissons alcoolisées. On le dit agent de la gueule de bois! Hydratez grâce à des levures, purifiez par distillation il se transforme en biocombustible. Le Brésil est le 1er producteur et une nation d’avant-garde de cette énergie renouvelable. Une tonne de canne à sucre est nécessaire à la production de 90 litres d’éthanol. 50% des plantations seront utilisées pour une production estimée à 24 milliards de litres en 2013. En 30 ans, le Brésil a réduit de 800 tonnes ses émissions de CO2. Une courbe qui se veut ascendante.

Futebol

comme Futebol,

Charles Miller, anglais en escale, fournit 2 ballons rond aux populations locales. Rapidement la société s’empare de ce sport et se fédère derrière les exploits de la « seleção ». Le football se transforme en passion nationale. Ascenseur social, qui fournit aux “grands” d’Europe des joueurs qui rêvent de Pelé, Zico, Ronaldo,…. Les anges brisés sont nombreux, heureusement le plaisir des amateurs subsistent lors “das peladas” (parties amicales) enflammées du week-end. Le pays comptera 67 clubs centenaires au 1er janvier 2014, un record.

Guarana

comme Guarana,

originaire d’Amazonie, ses cosses rouges, enferment une chaire blanche et unnoyau utilisés dans de nombreux domaines (pharmaceutique et alimentaire). On attribue à ce petit fruit des propriétés anti-oxydantes, énergisantes et aphrodisiaques. Le guarana en poudre augmente la résistante physique et mentale par la stimulation du système nerveux central. En consommer à fortes doses peut même provoquer une dépendance. Cependant, son dérivé le plus connu, inoffensif, est une boisson gazeuse bien connue des brésiliens. A consommer gelée avec un quartier d’orange.

Havaianas

comme Havaianas,

cette sandale de caoutchouc un temps considérée comme la chaussure du pauvre est aujourd’hui le dernier cri sur les plages du monde entier. Une évolution spectaculaire pour cette marque vieille de 50 ans. Les « havaianas » sont distribuées dans 80 pays, il s’en vend plus de 160 millions de paires par an. Déclinées dans de nombreux coloris et formes, résistantes et bons marchés, elles sont une excellente idée de cadeau pour vos proches. La légende veut que tous les brésiliens en possèdent au moins 2 paires.

 

Ipanema

comme Ipanema,

ce quartier fondé en 1894, a longtemps vécu dans l’ombre de Copacabana, symbole incontesté de Rio de Janeiro. L’élan démographique et culturel a inversé la hiérarchie. Ipanema est aujourd’hui “LE” quartier à la mode. Sa jeunesse s’agglutine sur sa plage, dans ses restaurants et dans ses bars tandis que les nantis se retrouvent dans les résidences climatisées et les boutiques de luxe. Y flâner est un « must carioca » pour appréhender la dimension bucolique du quartier où est né la bossa nova et son hymne « garota de Ipanema ».

Juscelino Kubitschek

comme Juscelino Kubitschek,

Elut président du Brésil en 1955, il ambitionne de développer le pays de 50 ans en 5 ans. Un projet pharaonique dont les principaux objectifs sont la production industrielle nationale (transport, énergie, alimentation) et le peuplement du plateau central brésilien. La capitale Rio de Janeiro sera transférée à Brasilia, sortie de terre pour l’occasion. Une grande popularité et l’afflux de capitaux étrangers lui permettent d’inaugurer Brasilia, nouvelle capitale fédérale, le 20 avril 1960. Il sera élut en 2001, brésilien du siècle.

restaurants au Kilo

comme restaurants au Kilo,

ces établissements ont longtemps fait concurrence au développement des fast-foods au Brésil. Ils sont présents dans tous le pays et proposent un concept, pour ma part, jamais vu ailleurs. Vous payez le poids de la nourriture dans votre assiette. Un large buffet de salades, accompagnements, viandes grillées, plats en sauce, est à disposition des gourmands. Une expérience a ne pas manquer pour un déjeuner typique et bon marché. Le kilogramme de nourriture varie entre 15 et 60 réals.

Legal

comme Legal,

adjectif, composé de 2 voyelles et de 3 consonnes, est originaire du latin « legalis » (relatif à la loi), « lex » (loi), « legere » (cueillir, réunir). Ces trois racines révèlent l’usage premier de ce mot. Soit : qui est établi par la loi écrite, qui est selon la loi. Sa signification et son orthographe ne sont pas différents au Brésil mais le langage courant lui a attribué un autre sens. Celui du “COOL”, celui qui englobe une grande quantité d’adjectifs positifs. Celui du pouce levé et du sourire utilisé dans tout le pays. Un mot et un geste à étrenner dès les premiers pas au Brésil. A prononcer: légao

Maracaña

comme Maracaña,

estle surnom donné au stade de football de Rio de Janeiro. Lieu mythique où se sont mesurés les plus grands noms « do futebol brasileiro ». Construit en vue de la coupe du monde 1950, la légende veut que 200.000 personnes aient assistées à la défaite de la sélection brésilienne lors de la finale, perdue deux à un contre l’Uruguay. Le stade sera le théâtre de la finale de la coupe du monde 2014. A cette occasion, le peuple brésilien espère bien laver l’affront et enlever sur ses terres une sixième coupe du monde de Futebol!

Oscar Niemeyer

comme Oscar Niemeyer,

architecte centenaire, est mondialement connu pour avoir idéalisé les immeubles de Brasilia. Disciple de Le Corbusier, il conteste la monotonie de l’architecture contemporaine : droite et inflexible, créée par l’homme. Il exacerbe les courbes, nées des montagnes, de la mer et de la femme. Une source d’inspiration qu’il porte dans son sang Carioca. Son œuvre ne se limite pas à Brasilia. Nous lui devons : le siège de l’O.N.U à New York, le parc Iberapuera à São Paulo, le « puerto de la musica » en Argentine,…Le pays pleure sa récente disparition.

Onça pintada

comme Onça pintada,

le jaguar, plus grand prédateur sud-américain, menacé d’extinction et aux habitudes solitaire, règne sur les plaines et les plateaux brésiliens. Carnivore, il s’alimente de mammifères, serpents et amphibiens. Il peut atteindre 210 centimètres de longueur et peser jusqu’à 150 kilogrammes. Sa survie dépend des comportements humains qui empiètent déjà sur son espace de chasse qui peut atteindre 80 kilomètres carrés. Il est possible de l’observer dans la région du Pantanal. Sans y aller ce symbole national s’observe sur les billets de R$ 50.

 

Parque Nacional da Serra da Capivara

comme Parque Nacional da Serra da Capivara,

situez dans le sud-est l’État du Piauí, il est un musée à ciel ouvert. Un espace de 129.000 hectares, classé depuis 1991, au patrimoine culturel mondial de l’UNESCO, où l’homme préhistorique a laissé de nombreux vestiges. Peintures et gravures rupestres, vieilles de 12.000 ans, ornent 400 sites archéologiques et représentent la faune, les rites et le quotidien des homos sapiens-sapiens. Un lieu touristique ethnoécologique unique qui serait le berceau de l’homme sud-américain.

Queijo Minas

comme Queijo Minas,

ce fromage rond fabriqué à partir de la fermentation du lait de chèvre, se présente en meule. Il est principalement produit dans l’état du Minas Gerais, d’où une partie de son nom. C’est aliment largement consommé par la population. Il est servis au petit-déjeuner sous forme de petit pains, dans les sandwiches, en dessert accompagné de goyave . Il se caractérise par une attaque en bouche douce, salée et citronnée. Il développe un piquant plus important et une légère amertume en vieillissant. L’expérimenté fait parti du folklore brésilien.

Roberto Carlos

comme Roberto Carlos,

chanteur et compositeur, idole des jeunes. Il s’apparente à notre Johnny national. A 70 ans, il fête 50 ans d’une carrière qui a traversé les principaux mouvements musicaux. Ses hits du rock au pop, passent la variété et bercent la culture populaire. Il partage avec Pelé, meilleur joueur de l’histoire du football, le surnom de « o rei » (le roi). C’est dire qu’elle place il occupe dans le cœur du peuple. Il cultive son culte en distribuant des roses lors de ses concerts et par quelques curiosités comme sa voiture et sa garde robe exclusivement bleue et blanche.

Samba

comme Samba,

Ce terme définit le genre musical et la danse qui en dérive né d’un mélange de style africain et brésilien. Il apparaît dans la région de Bahia au XVIIe siècle, mais prend toute sa dimension à Rio de Janeiro pour devenir un marqueur de l’identité nationale. Associé à l’image d’un voyou au youkoulélé et des mulâtres courtes vêtues, il s’accompagne en percussion et relate le quotidien. Le “samba de roda” est entré dans l’histoire en 2005 comme patrimoine culturel immatériel de l’humanité. Hommage posthume aux maîtres Pixinguinha, Elis Regina, Cartola…

Tuiuiú

comme Tuiuiú

cet oiseau de grande tailleest l’un des symboles du Pantanal brésilien. Le « Jabiru mycteria » est un échassier de la famille de la cigogne. Facilement reconnaissable à sa taille (jusqu’à 1,60 mètres), son envergure (jusqu’à 3 mètres), sa gorge rougeâtre et son bec allongé. Il vit en colonie près des rivières et des étangs. Ils se nourrissent de poissons, mollusques et amphibiens. Ils ne construisent qu’un nid au cours de leur vie et l’agrandissent chaque année. L’espèce n’est pas menacée et ses prédateurs peu nombreux, sa chair est impropre à la consommation.

Urucum

comme Urucum,

ou roucou en français, est un fruit extrait du « Bixa orellana » un arbre natif de l’Amérique tropicale. Ses cosses hérissées cachent une cinquantaine de graines dont les autochtones extraient un pigment rouge utilisé comme peinture corporelle. Cet ornement traditionnel sert aussi de répulsif et de protecteur solaire. La médecine traditionnelle prête à l’urucum de nombreuses vertus curatives. Les graines sont utilisées dans les cosmétiques car très riche en vitamine A et calcium. Ses feuilles, sont infusées pour dégager les bronches et réduire le cholestérol.

 

Vidigal

comme Vidigal,

le Vidigal est l’une des 700 communautés, « favelas », de Rio de Janeiro. Située au pied “morro dos dois irmãos” et à l’extrémité de la plage d’Ipanema, elle fut une zone de non-droit, refuge de narcotrafiquants armés. Commune l’action fédérale et municipale, introduit les services publics élémentaires. Pour l’immense majorité des habitants, une soulagement. Et les résultats positifs ne sont pas faits attendre. Les touristes fréquentent la communauté, qui révèlent ses talents et reçoit de nombreuses manifestations culturelles. L’affirmation d’un lieu de vie populaire.

Wilson Simonal

comme Wilson Simonal,

chanteur carioca, anime les bals de son régiment avant d’écumer les clubs de la ville. Un crooner « black » se révèle au yeux du Brésil. Les succès s’enchaînent et il obtient un programme télévisé en prime time. A cette époque, une prouesse pour un homme de couleur. Alors que la dictature s’impose et que les jeunes chanteurs s’exilent, Simonal choisit de rester. Proche du pouvoir il devient rapidement un ennemi. Les faux pas s’accumulent et avec eux viennent les diffamations. Celui qui a popularisé le tube planétaire “Pais Tropical” mourra oublier de tous.

Xingu

comme Xingu,

mot d’un dialecte indigène qui signifie « bonne eaux ». C’est le nom d’un fleuve qui traverse le plateau central brésilien et aussi celui d’une réserve indigène de 30.000 kilomètres carrés créée en 1961. Vingt ans de lutte furent nécessaire aux frères Villas Bôas, aventurier, anthropologue et biologiste, pour introduire au Brésil la préservation des cultures et des populations indigènes. Une dizaine d’ethnies propriétaires vivent sur ce territoire. Mais la lutte continue, contre l’avancée industrielle, en faveur de l’agrandissement de la réserve du alto Xingu.

Yemanja

comme Yemanja,

elle est la divinité des eaux du monde dans la religion afro-brésilienne. Le candomblé ce culte qui mélange les rites indigènes, les croyances africaines et le catholicisme. Il fut introduit au Brésil par les peuples issus de la traite. Son élément est l’eau, ses couleurs sont l’argenté, le bleu et le blanc; son jour est le samedi; ses instruments son l’éventail, la flûte, le plastron, les bracelets; son équivalent syncrétique est Sainte Marie. De nombreux hommages lui sont rendus le 31 décembre par des fleurs jetées dans l’océan.

Zumbi dos Palmares

comme Zumbi dos Palmares

nègre, né libre au XVIIe siècle dans un « quilombo » (communauté d’esclaves fugitifs). Il est l’un des principaux symboles de la résistance noire contre l’esclavage. A 25 ans, leader d’une communauté de 30.000 individus, il résiste au gouvernement central. Zumbi luttera 20 ans pour la liberté des populations esclaves dans le Brésil colonial. Trahit il sera assassiné le 20 novembre 1695. Le jour de sa mort, férié national, est célébré par de nombreuses manifestations culturelles et religieuses.